Comprendre la situation macroéconomique – Avril 2018

Comprendre la situation macroéconomique – Avril 2018

UNE NOUVELLE DONNE SOCIÉTALE

Quand en janvier le plus puissant gestionnaire d’actifs du monde, en guise de carte de vœux, exhorte les patrons des entreprises dans lesquelles il est investi à œuvrer pour le bien commun …

« Pour prospérer au fil du temps, toute entreprise doit non seulement produire des résultats financiers, mais également montrer comment elle apporte une contribution positive à la société» Larry Fink, Président de BlackRock

 

«Il y aura un avant et un après-rapport Notat- Senard sur la place de l’entreprise dans la société» Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances

Quand dans la foulée le #MEB (Mouvement pour une Économie Bienveillante) voit le jour et crée le buzz sur les réseaux sociaux en comptabilisant en l’espace de quelques jours plus de 1000 signataires dont quelques figures du CAC 40 .

 

Quand en mars le tandem Notat – Senard remet son rapport sur les résultats de la mission «Entreprise et intérêt général» confiée par le gouvernement, et recommande d’amender l’Article 1833 du Code civil afin d’intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans la définition de l’objet social des entreprises …

«On ne s’attendait pas à un tel élan, mais c’est le signe que nous avons vu juste. Les entreprises qui sont généreuses seront plus profitables que les autres sur le long terme car les salariés seront plus impliqués» Clara Gaymard, co-fondatrice du Mouvement pour une Économie Bienveillante

 

… On entre désormais dans le champ du concret. Celui où les actes valent mieux que les mots. Celui où la simple prise de conscience des enjeux sociétaux par les parties-prenantes des entreprises ne suffit plus.

Une réalité que beaucoup de nos entreprises se sont déjà appropriée, et qui sur le long terme constitue un avantage concurrentiel. C’est ainsi qu’en offrant un socle universel de garanties sociales à l’ensemble de ses collaborateurs, le programme Share & Care de L’Oréal lancé fin 2013 permet de faire rimer innovation sociale avec bien-être et meilleure productivité des employés. De même les baskets à base de déchets plastiques marins recyclés d’Adidas, fruit d’un partenariat avec l’ONG Parley for the Oceans depuis 2015, répondent autant à une logique de gain de parts de marché face à une demande croissante de consommateurs à forte conscience écologique qu’à un impératif de lutte contre la pollution et le changement climatique.

Une réalité qui n’est pas réservée qu’aux grandes sociétés : même les petites et moyennes valeurs s’y mettent. Ainsi l’industriel spécialiste de la manutention professionnelle, Manitou (1,3Md€ de capitalisation boursière), déploie depuis 2012 une politique d’achat responsable auprès de ses fournisseurs, source de création de valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes.

Autant d’actes « gagnants-gagnants » dont nous sommes convaincus qu’ils sont des indicateurs avancés de la croissance et de la pérennité des entreprises … et de notre société.

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